Le manuel n’a rien prévu pour les impatients : installer un skimmer sur une piscine hors sol, c’est le genre de défi qui ne prévient pas. On croit à une formalité, on découvre une suite d’étapes où chaque détail compte. Le confort d’un été tranquille passe par là : bien préparer, choisir le bon endroit, suivre chaque étape dans l’ordre. Voici la méthode pour réussir sans faux départ ni regret.
- Monter une piscine hors sol en bois : deux scénarios possibles
- Premier cas : il s’agit d’un kit piscine
- Deuxième cas : la piscine est conçue sur mesure
- Les 4 phases pour assembler et installer sa piscine hors sol en bois
- 1, Réception et stockage du matériel
- Prenez le temps de contrôler la livraison, si ce n’est pas fait, ne commencez jamais le montage sans cet inventaire
- Rangez correctement chaque composant
- Stockez le bois dans un lieu sec, ventilé et tempéré, car il reste fragile
- Mettez le revêtement à l’abri dans un espace chaud pour qu’il devienne plus souple
- 2, Trouver l’emplacement idéal
- Sur quels critères baser son choix ?
- 1, Réception et stockage du matériel
- 3, Préparer sérieusement l’emplacement : étape clé
- Délimiter le périmètre par traçage au sol
- Enlever tout ce qui gêne et aplanir soigneusement
- Renforcer le sol n’est pas toujours indispensable, mais vivement conseillé pour limiter l’humidité et éviter que la structure ne s’affaisse
- 4, Monter la piscine
- Quels outils et équipements prévoir ?
- Temps à prévoir : entre 1 jour et 1 semaine
- Organisation du montage
Assembler une piscine hors sol en bois peut sembler accessible ou technique, selon votre expérience du bricolage. Il serait dommage de négliger la préparation du sol : l’humidité s’infiltrera et le bois finira par s’abîmer, c’est inévitable. Préparez soigneusement le terrain, équipez-vous correctement, planifiez chaque étape et passez à l’action sans précipitation.
Pour un résultat fiable, gardez votre calme et respectez quelques principes simples. Certains éléments du montage nécessitent au moins deux paires de mains. Si le projet vous prend plus de temps que prévu ou vous agace, mieux vaut faire une pause que bâcler l’assemblage.
Une piscine bien montée, c’est la garantie d’en profiter durablement.
Monter une piscine en bois hors sol : deux options concrètes
Selon le modèle choisi, vous avez entre les mains un kit complet ou une version personnalisée.
Dans les deux situations, le colis reçu inclut la plupart des éléments nécessaires à la construction : éléments de structure (planches, pièces d’assemblage, feutre, liner, échelle, margelles, vis, IPN, parfois une protection du sol), éléments de filtration (soit un bloc filtrant intégré, soit à assembler, skimmer, buse), ainsi que des options selon les modèles : bâche de protection, kit d’entretien (manche télescopique, épuisette, brosse, produits), éléments décoratifs (local technique, chauffage) ou accessoires (régulateur, robot, coffret électrique).
Premier cas : le kit de piscine
Ce format séduit par sa simplicité : coût maîtrisé, autonomie du montage et plaisir d’avoir mené soi-même le projet à bien. Même pour les moins aguerris, le montage se fait étape par étape, les gestes s’acquièrent en avançant. On progresse vite, on voit le résultat prendre forme.
L’avantage du kit, c’est la clarté : toute la documentation nécessaire vous guide pas à pas : plans, livret illustré, supports vidéo ou assistance téléphonique. Tout est là pour avancer sereinement.
Deuxième cas : la piscine sur mesure
Le colis regroupe tous les composants choisis lors de la commande. Les instructions détaillées ne sont pas toujours présentes: tout dépend du fabricant. Il faudra alors miser sur ses compétences ou contacter le fournisseur, mais la logique de montage reste similaire à celle d’un kit standard.
Dans tous les cas, assembler soi-même et voir la piscine terminée procure une vraie satisfaction.
Les 4 grandes étapes pour monter et installer votre piscine hors sol en bois
L’assemblage d’une piscine en bois hors sol s’articule autour de quatre temps forts : réception du matériel, choix de l’emplacement, préparation du terrain (primordiale), montage.
1, Réception et stockage du matériel
Le jour de la livraison, l’excitation côtoie l’appréhension. C’est le début concret de l’aventure.
Pensez à vérifier le contenu dès que possible, et jamais après avoir commencé le montage
Premier réflexe : contrôlez le contenu reçu. Un inventaire complet vous évitera bien des déconvenues. Assurez-vous que chaque référence, chaque dimension, chaque élément correspond à votre commande. Vérifiez l’état général des pièces. Si un élément manque ou semble défectueux, signalez-le aussitôt.
Si vous constatez une anomalie flagrante, refusez la livraison ou n’acceptez que les colis conformes. Un bois abîmé, des champignons apparents : autant de raisons valables pour demander une correction rapide au fabricant ou au distributeur.
Dans la pratique, on découvre parfois des soucis après le départ du livreur. Il faudra alors stocker chaque élément en attendant de faire l’inventaire détaillé.
La livraison est souvent assurée par une société externe, le chauffeur n’attendra pas que vous vérifiiez tout. Protégez donc le matériel dès réception, même si la vérification doit venir plus tard.
Dans tous les cas, réaliser un inventaire précis avant de commencer le montage reste indispensable. Cette étape est généralement rappelée dans les consignes du fabricant.
Bien stocker tous les éléments
La préparation du terrain et le montage s’étalent sur plusieurs jours. Il faut donc un espace de stockage sécurisé et accessible.
Vous aurez probablement déjà prévu cet espace, sinon, il est temps d’y penser. Rangez les colis à l’abri, laissez suffisamment de place pour circuler et manipuler les pièces en toute sécurité.
Le bois, le liner ou la membrane d’étanchéité, les éléments de filtration (buse, skimmer, pompe, bloc filtrant) et les pièces en plastique (tuyaux) sont à surveiller en priorité.
Mettez le bois à l’abri de l’humidité et dans un endroit tempéré pour éviter toute déformation
Le bois, même traité pour l’extérieur, « travaille » avec l’air, la température, l’humidité. Il peut gonfler, se fissurer ou se voiler. Rien de dramatique, mais cela complique la suite si on ne prend pas de précaution. Stockez-le dans de bonnes conditions pour limiter ces désagréments.
Le liner ou la membrane doit rester au chaud pour gagner en souplesse
Le liner doit être souple au moment du montage. Rangez-le dans un endroit chaud, ou montez-le lors d’une belle journée ensoleillée : la chaleur facilite sa mise en place, il s’étire mieux et épouse les formes du bassin.
2, Choisir l’emplacement idéal
Avant de passer au montage, prenez le temps de sélectionner le meilleur emplacement possible. L’objectif : allier confort, esthétisme et praticité au quotidien.
Quels critères pour un bon emplacement ?
Ce choix n’est pas anodin. Peut-être avez-vous déjà une idée précise, mais quelques principes restent incontournables. Tenez compte de la configuration du terrain, de l’exposition au soleil, de la proximité des arbres, des accès, et de votre environnement immédiat.
La piscine doit reposer sur une surface parfaitement plane, sans risque d’affaissement une fois remplie. Un bassin en bois a un fond plat : si le sol penche, la masse d’eau suivra la pente et mettra la structure à rude épreuve. Débarrassez l’espace des cailloux, racines, irrégularités et nivelez soigneusement.
Le poids de l’eau est considérable : 1 m³ = 1000 kg. Plus le volume augmente, plus le risque d’affaissement du sol s’accentue. Pour les grandes piscines, la dalle béton devient incontournable. Pour les modèles plus petits, une couche de géotextile sur du gravier ou du sable peut suffire, mais mieux vaut voir large que trop juste.
Un emplacement ensoleillé, protégé du vent, à distance des arbres et des regards indiscrets améliore le confort d’utilisation. Un bassin exposé au vent nécessite plus d’entretien : les saletés s’accumulent, la filtration tourne davantage, l’eau refroidit plus vite. Et la baignade perd en agrément.
Ne placez jamais la piscine sous des arbres ou des branches : feuilles, insectes, débris finiront dans l’eau, et l’ombre compliquera le réchauffement du bassin.
La température de l’eau dépend de l’exposition. Plus il y a de soleil, plus l’eau chauffe (naturellement ou avec bâche).
Si possible, choisissez un endroit discret, à l’abri des vis-à-vis. Prévoyez aussi un point d’eau non loin pour remplir facilement pendant les périodes de forte évaporation.
Pensez enfin à l’alimentation électrique pour le système de filtration. Un accès proche simplifie l’installation et limite les rallonges.
3, Préparer sérieusement le terrain : une étape décisive
Cet aspect du projet fait toute la différence sur la durée de vie de la piscine. Un terrain mal préparé, et la structure peut flancher bien avant la fin de la garantie. Certains fabricants imposent la dalle béton, même pour des bassins modestes.
Tracer l’emplacement au sol
Prévoyez un périmètre un peu plus large que le bassin : 20 à 50 cm supplémentaires offrent une marge de manœuvre bienvenue.
Décaisser et aplanir soigneusement
Le sol doit être parfaitement plat et stable. C’est la base pour prévenir déformation et affaissement liés au poids de l’eau.
La profondeur de décaissement dépend de la méthode de renforcement choisie. Ôtez racines, cailloux, pierres saillantes. Utilisez un niveau pour vérifier la planéité.
Pour l’électricité, n’hésitez pas à solliciter un professionnel si le passage de câbles ou de gaines enterrées dépasse vos compétences. Les normes de sécurité doivent être suivies à la lettre, notamment pour l’évacuation des eaux usées.
Renforcer le sol : non obligatoire mais vivement recommandé pour éviter humidité et tassements
Si votre terrain est sec, stable et naturellement plan, vous pouvez parfois passer directement au montage.
Dans les autres cas, il faut renforcer : pose d’un géotextile pour limiter humidité et repousse des plantes, puis lit de gravier ou de sable ; ou bien réalisation d’une dalle béton de 10 à 15 cm (recommandée, surtout pour les grands bassins). Avec l’humidité, la pluie et le poids du bassin, le sol peut s’affaisser ou le bois pourrir plus vite : mieux vaut prévenir. Sans protection, la durée de vie du fond du bassin s’en ressentira. Respectez scrupuleusement les dimensions préconisées par le fabricant. Pour les entretoises métalliques, pensez à les sceller dans le béton.
Pas de bétonnière ? La location reste possible. Si la tâche vous semble ardue, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel : demandez un devis gratuit.
4, Assemblage
Dernière ligne droite : préparez vos outils, organisez les étapes, lancez-vous.
De quels outils et équipements avez-vous besoin ?
Pour mener à bien le montage, il vous faudra : un marteau, une massette, crayon, mètre, niveau, cales, perceuse et forets, tournevis plats et cruciformes, clés plates et à pipe, couteau, scie à bois ou à métaux, colle adaptée.
Pensez aux entretoises pour les bassins longs (formes rectangulaires ou ovales). Elles préviennent la déformation des parois et solidifient l’ensemble.
Combien de temps prévoir ? De 1 jour à 1 semaine selon les cas
Les fabricants recommandent d’assembler la piscine dans les 24 à 48 heures suivant la livraison, le bois pouvant travailler rapidement. Ce délai n’est pas toujours simple à respecter, mais il reste une bonne référence.
En pratique, tout dépend de la taille, de la forme, du nombre de personnes mobilisées (mieux vaut être deux), de vos aptitudes et de la clarté de la notice. Comptez entre une journée et une semaine, hors préparation du terrain.
Dès que possible, privilégiez le beau temps pour l’ensemble des opérations et une journée bien ensoleillée pour monter le liner.
Organisation du montage
Suivez scrupuleusement le plan et les consignes du fabricant. Si besoin, numérotez chaque pièce de bois pour gagner en clarté.
L’ordre des étapes peut varier selon les modèles, mais voici la trame générale.
1, Montage des parois : commencez par celle où sera installé le skimmer. Utilisez massette et pièce de protection pour bien solidariser les planches, aussi bien en longueur qu’aux angles. Si le vent est un facteur, orientez le skimmer face au vent dominant : la filtration n’en sera que plus efficace.
Selon les modèles, le skimmer et/ou la buse de refoulement doivent être intégrés avant d’ajouter les planches supérieures. Les planches s’assemblent horizontalement ou verticalement selon la conception.
Assurez-vous que chaque rainure s’emboîte parfaitement, notamment aux angles. Les passages dédiés au skimmer (encoche sur deux planches) et à la buse (trou rond) doivent être placés conformément au plan.
2, Installation des supports de margelles : ce sont des pièces triangulaires en bois ou des supports métalliques. Respectez l’écartement recommandé, car les margelles sont soumises aux contraintes (assis, appui, etc.). Vissez-les solidement depuis l’intérieur du bassin.
3, Pose des rails de liner : selon les modèles, ils se posent avant ou après le feutre mural. Vissez tous les 25 cm environ. Ajustez soigneusement les angles, car le poids de l’eau exerce une pression forte sur la membrane aux points de jonction.
4, Mise en place de la buse de refoulement (partie 1) : la buse assure le retour de l’eau filtrée dans le bassin et sa circulation. Sur certains modèles, l’installation s’effectue après la pose du feutre mural. Vissez et scellez la pièce dans le trou prévu.
5, Pose du skimmer (partie 1) : installez la pièce dans l’encoche, vissez à l’arrière de la paroi, collez le premier joint avec soin en alignant les passages de vis.
6, Fixation des pieds ou entretoises droites : ces éléments spécifiques à certains modèles renforcent la structure. Vissez-les verticalement depuis l’intérieur du bassin à chaque niveau de planche, puis coupez à ras sur la dernière rangée.
7, Installation du feutre de fond et de paroi : servez-vous d’un cutter pour ajuster les bords. Selon les modèles, fixez-le derrière ou sous les rails du liner. Découpez autour de la buse et du skimmer, en laissant 1 à 2 cm de marge. Ne placez jamais le feutre entre les joints et le liner.
8, Pose du liner : cette membrane assure l’étanchéité totale. Soignez particulièrement cette étape. Le côté avec coutures va vers l’extérieur, en contact avec le bois. L’arête supérieure vient se loger dans le rail.
Pour faciliter la pose, laissez le liner s’étendre au soleil quelques heures avant l’installation. Commencez par un angle, puis progressez le long de la paroi. Chassez les plis, ajoutez 2 cm d’eau au fond, puis, pieds nus ou à l’aide d’un balai à poils doux, repoussez les bulles d’air vers les bords. Ne découpez pas encore les passages pour le skimmer et la buse.
9, Pose des margelles : ces pièces de finition donnent du cachet à la piscine. Prévoyez un débord intérieur d’environ 2 cm. Faites des pré-trous avant de visser, puis ajustez l’ensemble. Un cache-vis permet d’éviter les blessures aux pieds et de préserver l’aspect esthétique.
10, Remplissez le bassin jusqu’à la première pièce à sceller : cela permet de tendre au mieux le liner avant la pose définitive des équipements.
11, Installation de la buse de refoulement (partie 2) : le liner doit être pris entre deux joints. Vérifiez le niveau d’eau avant de percer ou visser. Fixez la bride, percez le liner à l’aide d’un cutter, puis installez la pièce finale.
12, Montage du skimmer (partie 2) : le liner est ici aussi « pris en sandwich » entre deux joints. Remplissez le bassin juste en dessous du skimmer, collez le cadre, vissez soigneusement puis découpez le passage dans le liner.
13, Fixation de l’échelle : une fois ces étapes validées, il ne reste qu’à poser l’échelle selon les instructions du fabricant.
14, Installation du système de filtration (tuyauterie, filtre, pompe, branchements) : respectez la notice. Placez le bloc filtrant à proximité immédiate du bassin. Cette étape demande rigueur et précision.
15, Remplissez jusqu’aux 3/4 du skimmer puis mettez en marche la filtration.
16, Profitez de votre réussite : le travail acharné porte ses fruits. La piscine est prête, les premiers plongeons ne sont plus qu’une question d’heures.





