Un mur de bloc n’est pas « beau » à l’état brut ! C’est pourquoi, il est nécessaire de plâtrer le mur en parpaing une fois qu’il est assemblé. Nous vous présentons les solutions pour le revêtement d’un mur en parpaing.
Pour habiller un mur en parpaings, deux grandes méthodes s’offrent à vous : l’enduit monocouche ou la technique traditionnelle, plus ancienne mais toujours plébiscitée.
Voyons en détail ce que chacune propose, avec leurs points forts et leurs limites.
Solution 1 : revêtement monocouche
L’enduit monocouche s’applique en une ou deux couches seulement. Avant cela, il est possible d’ajouter une sous-couche pour favoriser l’adhérence, ce que conseillent de nombreux professionnels.
Si la rapidité séduit au premier abord, quelques inconvénients méritent d’être soulignés.
Voici ce qu’il faut retenir des atouts et des faiblesses de ce procédé :
Les avantages
Le revêtement monocouche présente plusieurs atouts notables :
- Sur le plan esthétique, il donne un rendu bien plus naturel qu’un mur laissé brut.
- La pose est rapide, surtout avec une machine : couvrir une façade peut se faire en une journée.
- La découpe et les finitions sont facilitées, pour s’adapter à toutes sortes de configurations.
- Il offre un large choix de finitions : écrasé, projeté, tyrolien, à chacun son style.
Cependant, ce n’est pas la solution universelle. Quelques obstacles sont à prévoir.
Les limites
- Certains fabricants chargent leurs produits en hydrofuges, ce qui bride la capacité des murs à respirer. Cela s’améliore, mais il faut rester vigilant au moment de l’achat.
- Le prix au sac est plus élevé que la solution classique. Mais le gain de temps sur la pose peut compenser ce surcoût.
- Une machine dédiée est quasi indispensable pour appliquer l’enduit monocouche sur une grande surface. Or, la location n’est pas toujours possible selon les régions. L’achat de cette machine n’est pas anodin pour un usage ponctuel.
- L’avantage du temps, annoncé sur le papier, dépend en fait du nombre de personnes sur le chantier et de la logistique. Sur le terrain, ce n’est pas toujours si évident.
- Le mortier colle fortement aux outils, ce qui complique un peu le nettoyage et la manutention.
En résumé, l’enduit monocouche tire son épingle du jeu pour son efficacité et sa facilité d’application, mais garde des contraintes non négligeables.
Voilà pourquoi le revêtement traditionnel conserve une place de choix chez les artisans et les particuliers exigeants.
Comment s’y prendre ? Voici les étapes.
Solution 2 : le revêtement traditionnel
L’enduit traditionnel, contrairement au monocouche, se construit en trois couches successives, chacune ayant son rôle bien précis.
Enduit de façade
Voyons à quoi servent ces couches et comment les doser pour obtenir un résultat fiable et esthétique.
La première, le gobetis, consiste en une couche de mortier liquide projetée sur le mur pour renforcer l’accroche. En général, il faut compter environ 400 kg de liant pour 1 m³ de sable, soit de 20 à 22 pelles de sable pour un sac de 35 kg.
Ensuite vient le corps d’enduit, plus épais, qui permet de rattraper les irrégularités du mur. C’est particulièrement utile en rénovation, quand les surfaces sont très inégales. Ici, le dosage grimpe à 25 pelles de sable par sac de 35 kg, et il peut falloir plusieurs passes pour obtenir une surface parfaitement plane. On peut aussi opter pour un mortier « bâtard » : deux tiers de ciment pour un tiers de chaux, ce qui apporte souplesse et résistance.
Enfin, la finition. Cette dernière couche s’applique plus finement. Elle sert à décorer autant qu’à protéger le mur. On utilise un mortier plus gras, avec de la chaux ou un mélange bâtard. Il faut conserver un dosage homogène pour éviter les fissures et garantir une belle surface. Comptez environ une vingtaine de pelles de sable pour six pelles de chaux par sac, ou autour de 300 à 400 kg/m³ de sable pour un mortier à la chaux.
En résumé, cette méthode donne un résultat robuste, durable et personnalisable, à condition de respecter scrupuleusement les étapes et les dosages. C’est la voie choisie par de nombreux artisans pour garantir un mur de parpaings qui tienne la route dans le temps.
Si votre projet nécessite un professionnel aguerri pour enduire votre mur extérieur, il peut être pertinent de comparer différents devis. Cela permet d’éviter les mauvaises surprises et de choisir l’artisan le plus compétent pour le travail à réaliser. Vous pouvez d’ailleurs en demander un gratuitement ici.
Je veux



Pour obtenir une estimation adaptée à votre projet, vous pouvez détailler vos besoins :
- Béton souhaité : ordinaire, fibré, désactivé, chape, ciré, lavé, drainant ou autre.
- Délais : moins de 48 heures, deux semaines, trois mois, ou à plus long terme.
- Situation : particulier, professionnel, syndic, constructeur, etc.
- Statut : propriétaire, locataire, futur acquéreur, administrateur, etc.
Un formulaire en ligne vous permet de préciser votre code postal et la nature de vos travaux. C’est rapide, sans engagement, et cela facilite la mise en relation avec les bons intervenants.
Choisir la bonne méthode pour enduire un mur en parpaings, c’est s’assurer une façade qui dure et un aspect valorisant. Entre rapidité du monocouche et fiabilité du traditionnel, tout dépend de votre exigence, de votre budget et du temps que vous souhaitez consacrer à l’ouvrage. La façade, c’est l’image que votre maison donne au monde : un détail qui, finalement, n’en est pas un.


